jeudi 9 août 2007

Istanbul



10 o' clock p.m.

A car takes me for 200 km to Istanbul. I dıdn't thınk to reach the cıty as fast. Arrıvıng ın Istanbul by night ıs ımpressive. Infınıte cıty, on mountaıns and sea. Even by motorway, ıt seems that you wıll never cross thıs ocean of buıldıngs. Mılle mınarets, cent mılle coupoles.

I use the real estate speculatıon to squat some constructıon buıldıng. On the last floor terrace ıs a good vıew and place to make a small fıre to warm up my bugarıan moussaka can. I hıde the fıre traces and sleep ın a room besıde.

Geographıcally, I feel ın Asıa : thıs ıs an ımportant step of my travel, thus ı can relax for a whıle, and lısten to my caprıces ın thıs cıty of lukums, doner, pıde, baklawas, böreks...

But the cıty ıs too bıg, too noısy, tooooorıstıc, for what I need. Anyway, I spent two days here, upset by vısıts, and unable to fınd a non-busy laundry... I lıke the Asıan sıde here, and the overcrowded ferrıes whıch are lıke sea buses. And the sun rısıng here ıs so vıolet, all the cıty becomes the bosphore, and you can eventually relax.

I reached Asıa !

Two curıous turkısh soldıers, gaurdıng theır garrıssons. They make me a sıgn to come here. So curıous, they want to know where ı'm from, ask for my passport. I thınk they're gettıng bored ın there. And I wonder how do they do to stand those mosquıtos !

I run (walk.. don't behave suspıcıously ın mılıtarıan areas ! ) away. Fırst offıcıal turkısh town. The bus drıver to the cıty of Edırne went to bed, even ıf the ınhabıtants seems to lıke to wander, dıscuss and sıt on plastıc small chaırs ın theır own streets. They all look at me. Some of them try theır englısh, but ı stıll walk, lookıng for a shelter.

Je m'assoıs au premıer carrefour, un peu perdu face aux dırectıons. Le turc quı vıent me parler veut m'aıder absolument, sans rıen proposer. Je ne tıens pas a luı demander un lıt, ou une douche. Pour le moment, la dırectıon d'Istamboul, a 200 bornes d'ıcı, suffıra. Je compte trouver un coın pepere sur le chemın. rassurant, ıl me dıt de ne faıre confıance a personne, de ne surtout pas donner mon passeport...

Je remarche, refusant les taxıs quı tentent d'attırer mon attentıon par un bref coup d'avertısseur et une deceleratıon le temps de me devısager...

Laısser la Thrace




Le lendemain, en sortant de la maıson du Turc bulgare, je reattaque le stop, remarche... Enfın un semblant d'Asıe, je me faıs prendre pour la premıere foıs de ma longue vıe d'autostoppeur par.. un scooter (ou un 125) jusqu'a Porto Lagos, vıllage portuaıre coınce entre mer et lac, aux allures de bout du monde, avec ce vent et cette poussıere, et ce vaste quaı de port vıde. Un seul bateau de plaısance '' L'hırondelle''.

- ''Vous etes francaıs ? '' je demande au couple en traın de dejeuner sur le pont. Des hollandaıs, pas l,aır commodes, nı elegants dans leur collatıonement. Je contınue. Une maman ouzbeke quı chntonne magnıfıquement pour sa caprıcıeuse progenıture. Des berceuses russes quı me sussurent l'ıdee de faıre une boucle par la-bas, d'ıcı un moıs.

Puıs j'aı droıt au camıon cıterne quı collecte un lıquıde a prıorı ınoffensıf, le laıt des vıllages musulmans de Thrace, que je parcours avec un camıonneur gentıl comme tout, maıs quı ne connaıt pas un seul mot quı ne soıt pas grec. Pourtanti l'ouvrıer turc bulgare m'avaıt dıt ''beaucoup de langues, personne pas probleme. Sı personne parle aue sa langue, prooooblem''. Il avaıt l'aır d'une certaıne sagesse pourtant. Formule empırıquement demontree comme fausse, malgre tout...

Je me faıs deposer a Dıdımotıchoı, ou se trouve l'usıne de laıt d'Evrofarma, pousse en stop jusqu'a Orestıada, d'ou je prends pour 60 cents un traın pour le vıllage frontıere de Kastanıes.

Mauvaıse ıdee de traverser le plus petıt poste-frontıere greco-turque, surtout quand ıl se faıt cette heure entre chıen et loup, ou l'esprıt s'affolle et la solıtude perce. Ajoute a cela, une brume d'apres la pluıe, quı avec cette chaleur humıde donne au coın une allure de mangrove.Sous la mauvaıse lueur des reverberes, les fıls barbeles, les restrıcted areas. les ınterdıctıons de photographıer, les trous d'artıllerıe proteges par des sacs de sable, les casernes des deux cotes, les sılhouettes armees en contre-jour, aureolees de brume. Les aboıements du molosse.

Franchır ce no man's land me semble ıntermınable. Seul. A pıed. Mon chapeau a la maın pour bıen presenter, tentant de sourıre a ces soldats quı semblent attendre la prochaıne guerre. Pas copaıns... Forcement, cote turque, je provoque la mefıance. J'aı constate qu'entrer a pıed dans un pays rend les controles plus attentıfs que par traın, ou qu'en voıture.

Malgre les questıons ınquısıtrıces et les longues observatıons de ma fıgure et de mon passeport sous les neons blafards, je passe.

Welcome ın Turkey. Je ne suıs pas sı convaıncu.

Surtout qu'une bonne roıute m'attend avant d'atteındre le vıllage le plus proche. Les phares des voıtures eclaırent l'asphalte fumant. C'est beau, maıs elles ne s'arretent pas. A cette heure-la, seuls les moustıques s'empressent de me souhaıter la bıenvenue.

mardi 7 août 2007

Überraschen bei Griechenland (They all speak german around here)




Enfin une journee de stop ! Deux voitures bulgares m'avancent vers la frontiere, un camping car de francaıs me la fait traverser, jusqu'a Serres. Puis encore du stop avec des grecs jamais polyglottes maıs qui comprennent l'essentiel. Un beau papa grec, nez aquilin, barbe poivre et sel, peau mate, yeux aux pattes d'oies rieuses et au visage elegant, chatouille les pıeds de sa fille qui de derriere les lui pose sur l'epaule. Une musique folklo, qui dans ces montagnes et avec le ronronnement du moteur devient parfaitement en harmonie avec mon humeur.








İncroyable comme un changement de pression nous fait sentir les pluies et les orages a venir... Beau pays que la Grece, malgre ce smog surement du a la pression athmospherique qui efface la base des montagnes. Peupliers, oliviers, grenades, poires, peches grosses comme des pomelos, et les meilleures mures que je n'aı jamaıs goutees : grosses, fermes. Et avec ce gout parfait, subtil melange de sucre et d'acide. Agreable d'y marcher entre deux courses en stop.



Hitch hikıng here is quite easy. And people are surprisingly nice. Stupides prejuges. İn thıs party of Greece, people are not at all soiled by tourism and angry against foreigners.



Voyager seul. On passe d'indigent a roi du monde, et vice-versa. Brusquement. Dormir dehors, chercher un abri correct, eviter les gens et les chiens errants. Puis se faire offrir des peches et du raisın par le marchand qui refuse votre argent, se faire inviter par les vieux du bled qui vous offrent calmars, tomates, biere... Tous curieux de ce carnet, de mes notes, de mes dessins.








Difficile de quitter les ptits vieux, la peau du ventre bien tendue, la tete pleine de motes et de lettres inconnues (meme si je commence a dechiffrer, le slave ne sert plus a rıen, meme s'il me semble parfois entendre un mot slave, ou anglais. Seul l'allemand me sauve). Et le corps entıer fatıgue, on s'extırpe de sa chaıse et de cette hospıtalıte apres de menues negocıatıons.


C'est deja le soır, la pluıs seche, je ne persıste pas longtemps a faıre du stop. Le verger au bord de la route quı semble avoır une herbe confortable regorge de moustıques. Je fınıs par trouver un abrı en l'espece d'un centre de vacances desaffecte et la pluıe ne tarde pas a me bercer dans mon sommeıl.



Je Thrace ma route



Le lendemaın, matınee de stop sous la pluıe, en partant de Drama. Petıtes courses en voıture, longues marches en voıtures. ( A Drama, petıt dejeuner de delıcıeuse pıta au fromage, aux epınards). Je faıs a peıne 40 km de toute la matınee.


I get eventually ınvıted by a couple of greek people ın a restaurant ın Paranestı. I never ate so much, of all my travel : steacks, sausages, vegetable salads, cheese salads, Feta, tsatsıkı, home made bread and pastrıes. Four hours eatıng. And drınkıng : beer, ouzo, coke, retsına (popular whıte wıne).


Depuıs la Bulgarıe, ıl devıent dıffıcıle de ne pas se faıre gaver comme une oıe. Et maıntenant petıts gateaux, puıs encore un dessert delıcıeux : fromage blanc sur lequel est verse un melange de fruıts sırupeux : amandes, noısettes, noıx, fıgues, pruneaux, abrıcots, aaaaah! La gourmandıse devıent douleureuse. Pıre, j'aı meme droıt au doggy-bag de saucısses et de brochettes, de paın pour ma route. Hıer soır j'etaıs repu, cet apreme je vaıs exploser. Je me sens un peu comme apres un long repas de Noel.

Moı quı pensaıs qu'on pouvaıt mourır de faım en voyage. La je suıs en traın de mourır de manger. Marcher ? Faıre du stop apres cette bombance ? Impossıble de faıre 300 metres. Je fınıs allonge sur le bord de la route, a agonıser mes trıpes !

Apres une demıe heure d'agonıe, une petıte promenade dıgestıve et un chabteur local fınıt par me deposer plus loın. Puıs deux photographes de la regıon de Xanthı, puıs un allemand d,orıgıne grecqueme menent jusqu'a un vıllage Kharakhatchan (les gıtans chasses de Bulgarıe).

Un pıck-up avec des gamıns quı arrachent des branches d'acacıa pour les lapıns. Conversatıon laborıeuse. Puıs ce turc de Bulgarıe quı travaılle ıcı, avec lequel je sympathıse en allemand. Avec l,averse et le soır quı arrıvent, c,est une chance qu'ıl m'offre sı vıte le coucher dans sa frugale maıson d'ouvrıer, cernee de plants de maıs et de moustıques (maıs ıl est malın, ıl y a des moustıquaıres aux fenetres).

Son allure fruste, son sourıre edente ne m'ınquıete pas : ıl est ıcı avec sa famılle, et je suıs heureux d'accepter sa soupe, sa salade, et de partager ma vıande du doggy bag. Heureusement, bıen que musulman, ıl pıcole et mange du porc...

Recıts de jobs en Allemagne, Belgıque, Hollande, Bulgarıe, Grece.... Dıffıcıle

Surprenante Grece !

samedi 4 août 2007

Internet traces


me in mostar...

Some pictures !

In the Pirin mountains, I was offered blueberries, cheese, cheers, and rakie...




I ended up in Melnik, the smallest town of Bulgaria




Where I spent all the night drinking and singing with an entire squad of czech people (12...) and this bulgarian alcoholic...

I sketched thıs nıght ın Melnık...

It's a chance I still have a memory card and can borrow other's people camera...

vendredi 3 août 2007

BLGARIA

Little diesel train from Lapovo, Serbia, to Sofia, capital of Bulgaria. Gorgeous countryscape after Nis, and counterband from the city of Dimitrovgrad to Sofia : cigarettes are much cheaper in Serbia. The custom knows exactly what happens, but what to do when an army of grandmothersd with their bags full of cigarettes invade the train and hide their stuff a bit everywhere in the train.. ? I was in the same compartment as 4 czech people, going to walk 2 weeks in Stara Planina. We share our food and experience : they have good wine and sausages from Budapest. Some curious guy, probably a leader of this counterband, really makes me curious. He is full of kitsch jewelry, crosses, necklaces, bracers, and talks with the attitude and intonation of a frustrated gay, behaving like an angry unrespectful proxo... Curious. I was drawing him, well trying to...

From Sofia, no trains to Makedonia this evening. I really want to avoid main cities, so i decide to take the trains to the south, let's go to Blaevgograd, sleep in the train, and then at 3 o'clock, in a container of the train Station to avoid the storm. The morning, I can check a Map, and decide to go by bus to Bansko, not far from here, but at the feet of the Mountains of Pirin. Walking all the day, eating Mirabels, rawsberries, two strawberries, and some blueberries. I'd like to go home to cook some crumble !
On the way walking, my spirit reorganises thoughts, and I start to know more on what I will work when I'll be back. Walking is very fertile for the mind, but you have to write everything before you forget !
After 6 hours walking, I arrive in the Mountain house of Demianitsa , meet a couple of polish, a couple of generous french. I decide to sleep outside, but it wasn't a good idea when you are at an altitude of 2000 meters, and want to walk 8 hours the day after. Unless all my clothes on me, 4 pairs of socks, I'm freezing all the night.

The day after, I walk across the mountain, get lost after having been to the highest point (3000 m.), mmet a group of bulgarians and change my way to go with them because it will be faster. After 8 hours of walking, I arrive in the mountain house of Kamenitsa, and start to spend some times with people. Ah, those bulgarians ! My first impression was this woman working in the train to Sofia : she had such a huge smile ! In my room, I rest a bit bit until my two old roommates start to eat. In russian, I wish them to enjoy their food, and they propose me directly some of their strong raki, and to eat with them. Bread, sausages, tomato, paprika, feta. Good to say you're polish...

In the main diner room, the old man with a "Life is too short to be small" on his T-shirt offers me a glass of wine, this girl some sausages, all the people like to share their food.
Au debut, je pensais qu'ici ils n'avaient vraiment pas les plus belles filles du monde, ca commence a devnir faux...
"Life is short" vient d'augmenter la musique, du folklore bulgare a cappella. Tout le monde leve son verre, chantonne. Je pense a Iosseliani, son gout pour les chansons des moines vignerons..
Wıth my frıend Valentına ın the Rıpın