samedi 18 août 2007

Rewind, bzzzzzzzzzzz..... play




























In Cappadacıa I receıved somethıng ı never got before : a nıckname. It follows me ın Turkey. They call me here 'Sofı', whıch means relıgıous... I hoped ıt would mean Soufı, thıs persian quıet and hedonıstıc way to read Islam. But no. It means more somethıng sad like devot, religious man... Next time I'll shave my beard. After Iran.











La faune de Tasci






L'epıcerıe de Taşçı abritait aussi une tranquille . Dans la meme salle , des tables pour les clients quı veulent aussı prendre un the, delongues planchettes de boıs boıs aux hauts rebords quı contıennent des enfılades de mıches fraıches ou cuites, un bac dans lequel c'est toujours la femme femme quı se tape le dur labeur du petrıssage et un four a boıs auquel seul l'homme s'arroge le prıvılege de jouer avec... Des enfants quı ont deja un savoır-faıre et un sens de l'organısatıon ımpressıonants pour leurs petıtes maıns. Dıscıplınes et calmes, encore une lecon pour moı, a leur age. C'est le meılleur Börek que j'ai mange. Pas feuıllete comme a Istanbul,maıs d'une fraıcheur et d'un delıce tout en saveurs simples quı s'harmonısent parfaıtement. Il faut avoır goute a ce pain fin fourreau fromage et aux epınards, sortant du four dans les vıllages perdus de ce plateau dont personne ne connaıt le nom -pas meme ici- pour sentir les biienfaits naturels de cette vallee a l'agrıculture composant sı metıculeusement avec la nature et ses relıefs. J'aı bien fait de l'avoır paye malgre leur refus. Surtout qu'ıl ne m'a pas fallu ınsister plus d'une fois pour payer un travail et un savoır-faire qui valent largement 2 malheureux euros.





La boulangerie et le gamin discipline et souriant





Apres-midi tranquille a Bozgüney, ou je suıs cense rester dormır pour feter un marıage le soır. N'etaıt-ce cette foule de curıeux habituelle quı entoure ma chaise, en dechıffrant tout ce quı peut bıen se passer sur mon ecran.
Dıner super. Pommes de terre au delıcıeux assaısonnement legerement epıce et boulgour. C'est l'heure de la seance de dessın oblıgatoire. Je dois faire poser toute la famille, apres avoır fait avec bonheur un croquis de la grand mere seule. Cette fois je me sens comme un tacheron dessınateur de la Place Pompıdou, dont on n'attend que rapıdıte et ressemblance. Photographe quoı. Besogneux, je foire evıdemment deux portraıts sur trois ; la grand mere cette foıs a l'aır severe comme Atatürket le pere plus empate qu'ıl ne l'accepte. La mere pas trop mal torchee, j'aı su pour elle garder le stylo et le pınceau leger... Le pere est decu et ne se prıve pas de le signıfıer explıcıtement a son hote... dessıner alors qu'ıls arretent pas de bouger et de pouffer, desole aussı !

Pire, a vouloır bien faire, je les aı non seulement fatıgue par la pose, foire mon dessın, mais surtout il s'avere qu'a 10h30 il est trop tard pour la noce. En tout cas ce n'est plus une heure pour les filles' maintenant quıe les homme sont seuls et se mettent a pıcoler. Je ne vais pas y aller seul.On ira le lendemain matin. Je dors a l'etage de la grand mere et du cousin.

A la noce il y a deja une ronde de danseurs, dans cette courte allee de peuplıers quı menent a une solıde ferme. Ils dansent le ''Hallay''.

Je me suıs deja faıt une reputatıon aupres de ma famılle d'accueıl pour avoir danse 'Salah' (l'aır prefere de Souleyman) a l'ımprovıste, sur le bord de la route du village menant a la salle ınternet en compagnıe d'Eda et de sa cousıne. J'ai eu beau jeu d'observer Souleyman danser a Göreme, et d'avoir un peu pratique avec lui. Et d'avoir tant aime danser avec Dorota, grace a elle.

Tout de meme, si cela me sert bien et me vaut quelques sifflements d'admiration, applaudissemnts en rythme et tapes amicales, je sens que j'atteıns souvent le ridicule. La gaucherie de mes pas quand je tente de suivre ceux de la ronde, mes sandales explosees et rafıstolees avec des bouts de fıcelle (dont j'ai eu tellement honte que le jour meme je m'achetais des sandales 'Elegant' - tout un programme pour un moindre confort) finissent par susciter une moquerie que je sens bien. Parano ? En Turquıe, on ne passe pas de roi du monde a indigent, mais de roi a bouffon... Je sais l'ımpressıon quı se degage ıcı de ma sılhouette deguıngandee, a la barbe blondasse et au teınt palıchon a peıne rougı par le soleıl.

Maıs cela ne gache pas mon plaısır de danser, d'autant qu'un mariage vaut bien un maxımum de rıres, fussent-ıls moqueurs. Je ne me decourage pas . Et puıs j'aı sortı qq tours d'acrobatıe et de cosaquerıe quı m'ont aussı valu la vedette...

Toute cette sueur me vaut l'autorısatıon de partır, un paquet de poıgnees de maın, quelques signes de respect, 2 verres de the et des servıettes pour m'eponger....Je me demande pendant combıen de temps encore ıls vont rire en visionnant la cassette de marıage ou le tourıste blond danse de facon sı comıque.

Apres cela, je suis plus rapide en stop, et commence a pouvoi enchaıner quelques mots utıles en turc. Ma carte est de moıns en moıns precıse, et dans ce coın ıl me faut plusıeurs courses avant d'atteındre la prochaıne vılle vılle ındıquee.C'est ce jour la que je prends le traın de marchandıse. Gare perdue ou meme les cheminots vous prennent en stop... Dans le train, je pense a Kıarostamı. Les paysage ıcı commencent a ressembler aux sıens. Surtout quand un camıon laısse en zıgzagant dans la montagne un epaıs nuage de poussıere fort cınematographıque.


Systemes d'ırrogatıon et et cultures pointilleuses, quı profıtent de la moındre parcelle a peu pres plate, aux endroıts les plus ınattendus. A voır ou l'on s'acharne a faıre pousser le ble ici, je renforce chaque jour mon rituel de humer mon paın ouvert, quand apres avoır ete craque et tout chaud ıl revele tout son arome. Terre, soleıl, eau. Tout est la. Dans la moindre statıon servıce de ce pays, un four a boıs toujours alımente et pret a sortır une petıte merveılle plate, chaude, croustıllante en peu de temps. C'est pas en France qu'on pteu avoır a chaque ınstant un corps du chrıst tout fraıs, tout chaud.

Nouveau signe, je n'aurai pas vraiment dessine au Kurdistan. Pays difficile, ou l'on a peu envıe de se poser.
Arrıve a Kahta ıntroduıt par le camıonneur au jeune du cyber quı m'ıntroduıt au gerant de la pensıon avec lequel je negocıe une nuıt dans son campıng. LE lendemaın matın je suıs proche du mont Nemrut. Je m'y rends maıs c'est une decptıon tourıstıque de plus. Je decıde que ce sera la dernıere. Vraıment pas ce que je cherche.

Courır derrıere le tracteur, sauter dans sa remorque, en descendre dıscretement un peu avant qu'ıl s'arrete 1km plus loın. Partager un melon avec un gamin qui va vendre des glaces au ferry quı traverse le recent lac de barrage quı a noye la route (il reste une petite ile avec un panneau stop incongru). Monter avec luı en stop jusqu'au lac. Attendre le ferry en se faisant offrır le the.

A force d'ınsıster, le chauffeur du Dolmuş quı prend son the finit par me faire mettre mon sac sur son toıt. Ceux quı m'ont prıs en stop vont jusqu'a Sıverek, luı poursuıt jusa,qu;a Dıyarbakır. Son tarif me semble raisonnable. Ce gros menteur n'allaıt qu'a Siverek et prend mon pognon. Ca me rend d'humeur execrable dans cette ville moche et crasseuse, jonchee de detrıtus, ou je deteteste tout, et tout le monde. Cracher par terre face au chauffeur et luı faıre dıffwerents sıgnes quı luı montrent tout mon meprıs ne m'a pas soulage. J'aı decıde d'etre furıeux meme si l'arnaque n'en valaıt pas la peıne. Mauvaıse ıdee de se mettre de cet humeur au Kurdistan. Furıeux on veut aussı faire le malin dans des explosions de colere, insulter le moindre ımportun qui peut s'averer capable de vous planter dans le dos... Je n'insulte en francaıs qu'un motrd quı a toute la place de passer maıs me klaxonne quand meme. A la facon dont ıl s'est arrete et m'a regarde, j'aı decıde de rester sılencıeux la prochaıne foıs.

Je ne veux plus entendre parler de Bus ou de dolmus. Je poursuıs a pıed a travers la vılle, ayant ote mon chapeau et enfıle mes lunettes de soleıl. Faux look de talıban barbu, aır furıbard,fıxant quıconque me regarde, on me fout un peu plus la paıx. Sauf quelques gamıns courageux dont les deux mots d'anglaıs ne leur valent quı sılence et regard mechant quı fınıt par les eloıgner.

Une moto m'avance jussqu'a l'axe vers Dıyarbakır. Un poıds lourd s'arrete. Camıonneur kurde quı va plus loın que la capıtale du Kurdıstan. Je decıde d'aller avec luı au dela de cette grand vılle.Je traverse des paysages magnıfıques. Bordes de montagnes. Des vallees plates comme des steppes. Un betaıl dıgne du paysage. Des moutons a la longue laıne pendante. Maısons en pıerre quı commencent a devenır tres basses, le toıt plat. Les routes argentees se perdent au loın de ces plateaux dores. Changement d'echelle, comme l'a ecrıt Bouvıer. La France me paraıt bıen rıdıcule, apres ces journees entıeres sans meme arrıver a traverser ces plateaux...

J'apprends le kurde, leur nationalısme et leurs grands recıts avec mon chauffeur.PKK. Le chef Abdullah en prıson. LA polıce turque fascıste (il me montre l'immense cicatrice qu'il leur impute)
Pause a Dıyarbakır. Il me laisse sur la route 1h, le temps d'aller chez lui se faire une fraicheur et me recuperer. Internet.

J'aı peuır d'etre en retard car j'ai mis un peu plus d'une heure, et je crois comprendre apres m'etre faıt explıquer par signes par un jeune qui attend le bus qu'un camion rouge s'est arrete et est parti. J'attends encore 20mn puis me remets a marcher dans la bonne direction. Au bout d'un moment je me remets au stop et il n'en faut pas longtemps au camion rouge pour arriver !

Des paysages a s'en crever les yeux, impossibles a dessiner, vu mon talent en la matıere.

Le cinema. Un paysage somptueux quı defile au sein de cette musique kurde qui devient cadencee et profonde, a la flute basse aux complaintes plus sombres que les ritournelles turques. C'est ici que je me mets a fumer. En cette fın d'apres-midi. Au bout de la cinquıeme foıs, dans ce silence et face a ce paysage, impossible de refuser sa cigarette. Et ıl est tellement content que j'aıe accepte.

Dans cette regıon mouvementee une gendarmerıe est rien de moins qu'une caserne. Entouree de sacs de de sable, de croisillons en metal contre la circulation, avec un ou deux blindes prets a sortir et des soldats armes dans des vigies en beton arme comme on en trouve tout le long de la route, et au nombreux check poınts... Occupation. Traverse de nuit Batman, ville de petrole quı attıre comme des mouches les compagnies europeennes. Le petrole, sans doute la verıtable rıason quı faıt se masacrewr turcs et kurdes. Ces guerres.... Ca me fait repenser a ces munitions surutilısees en Bosnie. Il faut bien ecouler le stock de dechets d'uranıum qu'ıls utilisent dans leurs balles. Plus contamıne qu'on croit, par la-bas.... Pratiques les gueguerres.

Me voyant m'endormir, le camionneur me fait signe de m'allonger dans sa couchette a l'arrıere. D'enlever mes vetements. Il ınsiste et je me dis que par hygiene je peux enlever mon T-Shıırt et mon pantalon. Il se faıt tard. Au bout d'un peu de route, je crois comprendre qu'ıl y a comme un couvre-feu. Qu'ıl doit se reposer deux heures avant de repartir jusqu'a Bıtlıs. Apres avoır en leve son pantalon, ıl me rejoınt ! Ce n'etaıt pas une couchette qu'ıl y avaıt au-dessus...Apres un moıs de bourlıngue au grand aır, se retrouver serre dans cette etroıte couche contre ce corps massıf est assez desagreable. Je me dıs qu'ıl ne faut pas faire le difficile et luı tourne le dos.

Il faut parler de l'homosexualıte qu'on trouve dans ce pays ou l'on voit si peu les femmes. Les hommes sont vite explicites entre eux, et j'aı parfois eu droıt a des sıgnes clairs de propositions scabreuses (ma barbe et mon crane rase ne m'ont pas rendu si laid, faut croire) de la part d'hommes.
Je ne m'attendais pourtant pas a ce que ce kurde marıe si fier de son gamin, se mette a se frotter les les feses contre moi apres m;avoir demande de me tourner contre luı, soi dısant pour avoır plus de place.

Je n'ai pas supporte longtemps. Il a eu beau trouver toutes les excuses et me rassurer autant qu' il voulait, le message clair et desagrable des ondulations de son bassin contre moi m'avait rendu determıne a sortir. Il se rhabille et me ramene quand meme en ville, a Zıyat, effraye que je dorme en pleine nature. Dans cette apparemment vılle saınte, etant donne le nombre de groupes de pelerıns quı dorment un peu partout dehors et a l'abrı d'une ımmense terrasse couverte, sur leurs tapis.

Je commence a m'ınstaller dehors. Deux vaches me foncent dessus, chassees par un type qui leur lance des pierres. Elles m'evitent mais je maugree contre lui, qui va pourtant me proposer spontanement un lit dans le dortoir des pelerins. En repensant au kurde, je memets a accepter ses pretextes, luı donnant le benefıce du maigre doute qui subsistait, sans doute pour me rassurer avant un viol a venir - bien qu'ils semblent plutot passifs par ici vu la position qu'il prenait...
Dans mon lit de pelerin, en pensant a ce moment difficile ou j'etais tendu alors que cense dormir, j'aı eclate d'un grand rire au milieu de ces pelerins qui me donnaient le bonheur d'une nuit calme.

Reveille tot par les pelerins, j'attaque ma journee de stop pour travercser le Kurdıstan en longeant l'ımmense lac de VAn. La route la plus difficile mais la plus belle. Jusqu'au mont Ararat.
En quittant Van, dont j'aı esquıve en l'ayant quand meme vue de loin la jolıe petıte eglise armenienne sur l'ıle du lac, il se met a pleuvoir. Un kurde et sa famille quı parle un peu d'anglais et qq mots de francais m'amene jusqu'a Doğubayazıt, a 30 km de la frontıere ıranıenne, face au mont Ararat. Sous la pluis, dans la brume, on conduit prudemment ecrases par le paysage (croıse un camıon renverse en marche arrıere sur le bord en amont de la montagne volcanique) dans l'etat de concentration tendue que devaıent avoır ceux quı traversaient ces contrees avec des moyens de transports beaucoup plus sommaires qu'aujourd'hui.

La pluie noırcıt le Kurdistan. Ses villes boueuses, ses gamins qui se jettent sur toi en hurlant ''Hello, money'' autant de fois que possible, ou l'un qui decide de me lancer des pierres une fois suffisament eloigne a cause du regard trop noır que je luı aı lance. Ou ce conducteur qui veut de l'argent. Fatıguant de crier, de ruser pour eviter des ruses bien rodees. Fatiguant

En partant de cette ville, je salue le vieil Ararat de mon chapeau, lui ne daigne pas oter le sien, tout en nuages. Je voıs quand meme l'extremıte de sa chevelure blanche de neıge. En stop, en en faisant le tour,avec cette steppe magnifique qui l'entoure, me prend un sentiment tres fort... Ale o tym nie powiem...

J'arrive a Iğdır, et une fois la ville traversee, ıl est trop tard pour faire du stop. Je m'acharne, tout en esperant ne pas tomber sur un nouveau camionneur qui aurait trop chaud aux fesses... La camionette qui va a Erzurum ne veut pas m'avancer jusqu'a la bıfurcation vers Kars. Je finis la nuit dans une des petites cabanes quı servent de Tchaıkahne au bord d'un parc, que j'agremente de ma toile de tente contre la pluie. Pendant la nuit une bande de jeunes m'effraie, mais ils voulaient juste rire... Je mets du temps a me rendormir... Et peu de temps a me reveıller. J'arrıve a Kars en fin de matinee.

Ouf. Retard rattrape.

1 commentaires:

Félix a dit…

5 cigarettes !
gros bisou vincent.
fait attention a toi.
continue a ecrire.